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DUNKERQUE, le vent a abattu l’une des neufs éoliennes en service.
La DRIRE envisage de les démonter toutes.DUNKERQUE - VOIX DU NORD (20 mars 2004)
(voir le site du Journal la voix du nord)


-Extraits Articles de la Voix du Nord :

Hautes de 30 mètres, neuf avaient été installées le long du port en 1997

ELLES étaient la vitrine de Dunkerque. En 1997, quand elles ont été construites, les neuf éoliennes de la digue du Braek, plantées face à la mer du Nord le long du port, donnaient au littoral dunkerquois la belle image des énergies renouvelables face à l’industrie. Bien avant que Total ne construise ses propres machines.
Hier soir, ce qui restait du prestige de ces éoliennes s’est effondré. Théoriquement conçue pour résister à de fortes rafales, l’une des machines a cassé ses fondations et s’est écrasée. Trois des pieux en béton armé qui la retenaient ont cédé. Le quatrième a été arraché. En tombant, le rotor et les pales ont creusé un cratère.
Cet accident risque d’être le dernier avatar de l’histoire de ces éoliennes. Leur fabricant avait fait faillite et la société chargée de leur entretien est en sursis. Résultat, deux ou trois éoliennes sur neuf ne tournaient plus que par intermittence. C’est une société d’économie mixte, formée par EDF, la Région, la communauté urbaine de Dunkerque et Espace éolien développement, qui avait construit ces machines. Cette SEM a cessé ses activités et le seul avenir de ces éoliennes était le démontage. L’histoire risque de se précipiter.
Marc GROSCLAUDE (Edition du Mardi 23 Mars 2004)

Energie renouvelable L’accident survenu à Dunkerque samedi soir risque de remettre en cause les futures installations
Les éoliennes font pâle figure «UNE réalisation industrielle exemplaire. » C’est ainsi qu’en 1997, à l’occasion de leur inauguration, on définissait les neuf éoliennes de la digue du Braek, à Dunkerque. L’aventure, qui avait du plomb dans l’aile depuis plusieurs années, a sans doute connu son épilogue tragique samedi soir. Le vent a abattu une des neuf éoliennes, haute de 30 m (notre édition de dimanche), dont la dépouille a attiré les curieux dimanche (notre photo). Trois des quatre piliers des fondations ont cassé net, heureusement sans faire de blessé.
La direction régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement a demandé une expertise technique pour déterminer les raisons de l’accident. Si les fondations sont en cause, « un démontage accéléré des éoliennes serait sage », insiste Didier Darguesse, de la DRIRE. La décision sera prise par les pouvoirs publics.
Cette issue était envisagée, mais pas aussi tôt, puisque le site devait être revendu par le port à Jeumont industrie, qui devait installer des éoliennes plus modernes à la place des anciennes. Une occasion pour la société d’économie mixte, constituée notamment de la Région, de la communauté urbaine de Dunkerque et d’EDF, de se débarrasser d’un dossier empoisonné. Déjà parce que le constructeur des machines a fait faillite. Ensuite parce que, mise en place avant que des mesures tarifaires avantageuses pour les éoliennes soient prises, la « ferme éolienne » de Dunkerque n’était pas rentable ; la SEM doit être prochainement mise en liquidation. La Région, qui s’est portée garante des emprunts, devrait encore un million d’euros aux banques. Pas étonnant dans ces conditions que l’entretien ait été négligé et que le démontage soit prévu depuis longtemps, bien avant l’accident de samedi.
La chute de l’éolienne de Dunkerque tombe mal. Après le décrochage d’une pale au Portel le 1er janvier et le bris d’une pale survenu en février 2002 à Wormhout, les statistiques ne plaident pas en faveur des nombreux projets en cours dans la région. « Il y a des risques qu’il ne faut pas négliger, on a raison de prendre des précautions », insiste Daniel Ferey, sous-préfet de Dunkerque. Au ministère de l’Industrie, une réflexion est en cours pour rendre plus strictes les dispositions de sécurité à prendre pour l’installation d’éoliennes. Une source d’énergie en vogue qui pourrait d’un coup être moins dans le vent.
Marc GROSCLAUDE (Edition du Mercredi 24 Mars 2004)

Fragiles, les éoliennes ?
Le vent a arraché une éolienne samedi à Dunkerque. C’est le troisième incident d’éolienne dans la région.
Ces accidents posent la question de la fragilité des machines.
Un dossier est proposé aux lecteurs, sur une pleine page, trop long pour être repris ici. (Édition du mardi 30 mars 2004)

Les éoliennes du Braek seront abattues
Depuis samedi, une grue démonte les pales des huit éoliennes encore debout à la ferme de la digue du Braek, entre Dunkerque et Loon-Plage. Une décision prise dans l’urgence, après l’accident survenu le samedi 20 mars.

Environnement
La chute d’une des neufs machines du Braek ne serait pas uniquement due au vent
Les pieux de l’éolienne en question

 

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